Valérie Pécresse a confié à Bernard Larrouturou une mission sur le devenir des universités de Paris. Celui-ci leur a demandé de remettre un lettre d’intention répondant à trois questions : leur projet, leur alliance, leur situation immobilière.
Résumé de la situation…
Deux alliances ont émergé à Paris.
Celle qui associe P5, P7 et Sciences Po a déposé un document prévoyant la création d’un seul Etablissement public habilité à gérer le devenir immobilier de cet ensemble.
L’autre Alliance, dite Paris Universitas, a rejeté la proposition de Dauphine de constituer un seul établissement public rassemblant toutes les composantes. Et pas moins de 4 lettres d’intention ont été déposées de la part des membres de Paris-Universitas :
- un document porté par P6 et P2, et associant P4 ;
- un document à l’initiative de l’ENS Ulm associant plusieurs grandes écoles de la Montagne Sainte-Geneviève ;
- une lettre de l’EHESS et de l’EPHE pour le site Condorcet, porte d’Auberviliiers ;
- une lettre d’intention de Dauphine.
Chacun proteste de sa vertu et jure que l’Alliance Paris-Universitas n’est pas atteinte par cette multiplicité de projets. Pourquoi nier que cette dispersion a valeur de bilan ? Un projet commun se construit sur la base de l’égalité des partenaires et d’une gouvernance partagée. A défaut, les considérants tactiques prévalent sur l’ambition stratégique.
Dans ce jeu désintégrateur, la centrifugeuse continue de tourner et l’inconnue ne porte pas sur la rupture programmée entre P2 et P6, mais sur sa date : après la perception des crédits campus (éventuels) et après la récupération de la marque Sorbonne bien sûr. Cela prendra donc quelques mois.

